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Construction

 
 
En 1920, Alfred Cachat, propriétaire de l'hôtel du Mont Blanc et du Majestic Palace, a l'idée d'équiper le versant sud de la vallée. Il faut dire que le Brévent offre l'un des plus beaux panoramas des Alpes et que le ski commence à devenir à la mode. A cette date il n'existe encore aucune remontée mis à part le train du Montenvers (le premier tronçon du téléphérique des Glaciers ne sera terminé qu'en 1924).

 
Photo tirée du livre "Au pays du Mont-Blanc de Servoz à Vallorcine" de C. Mollier et J.P. Gallay
La famille Cachat, déjà propriétaire de l'hôtel Mont-Blanc, construit le Majestic en 1914

Photo tirée du livre "Au pays du Mont-Blanc de Servoz à Vallorcine" de C. Mollier et J.P. Gallay
La montée en mulet à Planpraz et au Brévent a remplacé celle du Montenvers après l'arrivée du train

Alfred Cachat confie le projet à l'entreprise Dyle et Bacalan qui s'occupe déjà du téléphérique des Glaciers. L'ingénieur est M. André Rebuffel. Le tracé du futur téléphérique est définitivement retenu en 1924. Il comporte deux sections : la première du hameau de la Mollard à Planpraz, la seconde de Planpraz jusqu'à 20 mètres sous le dôme du sommet du Brévent.

 
Les terrains communaux nécessaires à l'implantation de la ligne, soumis au régime forestier, ne peuvent être concédés pour plus de 18 ans. La concession demandée, de 99 ans, nécessite une dérogation ministèrielle ; elle est délivrée le 31 janvier 1925. Elle concerne deux bandes de forêts et de rochers, larges de 20 mètres et longues de 1500 et 800 mètres, allant du hameau de la Mollard à Planpraz et de Planpraz au sommet du Brévent, ainsi que les surfaces indispensables aux stations, restaurants et hôtel.

Les travaux commencent en 1925 mais rapidement, dès juin, l'importance des investissements nécessite la  création  d'une  nouvelle  société  dans  laquelle M. Edouard Pellerin, entrepreneur parisien pressenti pour  le  gros  œuvre,  possède  45%  du  capital.

Premier tronçon : Planpraz - Brévent

 
En attendant l'autorisation des Eaux et Forêts de creuser une tranchée dans les sapins et de miner l'arête rocheuse du sommet du premier tronçon, Edouard Pellerin conçoit tout un réseau de pistes ; pour assurer la sécurité des skieurs, il recouvre le sentier du Col du Brévent par un tunnel métallique long de 60 mètres et établit des banquettes paravalanches au sommet du premier tronçon.

 
Photo tirée du livre "Au pays du Mont-Blanc de Servoz à Vallorcine" de C. Mollier et J.P. Gallay
Ciment et graviers sont montés par des mulets.

Le premier tronçon comporte 6 pylônes en ciment armé (ce sont toujours les mêmes aujourd'hui, presque 80 ans plus tard), 2 câbles porteurs de 28 tonnes chacun, un câble tracteur, un câble frein et un câble lest.

Chaque benne sert de contrepoids à l'autre.

Dès 1927 une benne fonctionne en va-et-vient sur un seul câble. En juillet 1928, le premier tronçon est inauguré, le trajet dure 9 minutes 30.

Le téléphérique et le Mont Blanc

 
 
Le 13 février 1929 naît la Société Anonyme du Funiculaire Chamonix Planpraz Brévent et les travaux du deuxième tronçon commencent. André Rebuffel met au point un nouveau système : un câble de 1350 mètres d'une seule portée (hissé au sommet à dos d'homme) surplombe la combe du Brévent.

 
  Photo tirée du livre "La mémoire des sports d'hiver au pied du Mont-Blanc" de C. Mollier et J.P. Gallay
Planpraz - Brévent : la première cabine de 15 places au départ de Planpraz. On remarque l'absence de parapet sur l'aire d'embarquement
Chaque cabine roule sur 2 câbles porteurs dont la tension est maintenue par un contrepoids de 13 tonnes. Le câble tracteur est mis en mouvement par 2 moteurs électriques de 40 chevaux situés à la station intermédiaire de Planpraz.

Le deuxième tronçon est ouvert au public le dimanche 7 septembre 1930, le trajet dure 6 minutes 30. Il n'y a pas encore de parapet sur le quai d'embarquement au départ de Planpraz. Le Brévent devient le téléphérique le plus haut du monde pour un quart de siècle, ravissant, pour une centaine de mètres, le titre au téléphérique des Glaciers.
 
 
Les quatre cabines d'origine, fabriquées par M. Schmidt, artisan chamoniard, sont à un seul compartiment lambrissé en acajou, les fenêtres ne sont pas vitrées. La capacité est de 30 passagers sur le premier tronçon et de 15 sur le second. Elles seront remplacées, en 1945, par des bennes en aluminium plus légères permettant des capacités de 36 et 23 passagers.
 


 
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