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Construction

 
 
Le chalet de Charamillon en 1930, détruit en 1960
 
Le Tour, grâce à son exposition et à son enneigement, attire très rapidement les skieurs. Dès 1902, le Docteur Payot et Joseph Ducroz font la première descente à skis du Col de Balme au Tour. Partis le 12 février à 13h, ils mettent 4 heures pour monter au Col de Balme et redescendre à skis.

La première remontée mécanique utilisée dans la vallée serait, d'après Jean Belleville, dans son livre Argentière sous la neige, le plateau d'exploitation de l'ardoisière des Posettes. Construit en 1922 par Jules Cachat, il aurait servi à l'occasion à transporter des amateurs de ski.

 
En 1937, un téléski POMA est construit par Charles Viard (marchand de bois à Sallanches) et Paul Arpin. En fait il ne sera exploité qu'à la fin des années quarante. Il part d'un peu plus haut que la gare actuelle et arrive au Plan du Caiset, juste en-dessous de Charamillon. Ce téléski permet l'organisation, en 1957, du slalom spécial du Kandahar gagné par Tony Mark.

Un autre téléski de 200 à 250 mètres, "Le Petit des Planes", est installé au Tour par M. Pillot pour les classes de neige hébergées à l'Igloo. Il part du parking actuel du Tour en direction des Posettes et est détruit par une avalanche à la fin des années cinquante.
 
Le téléski de Charamillon construit en 1937

 
Arrivée à Charamillon

 
Ce n'est qu'en 1957 que Charles Viard décide la construction d'un télésiège débrayable à deux places, système Müller.


Il va du Tour aux Autannes en passant par la gare intermédiaire de Charamillon.


Son débit est de 280 personnes/heure, sa vitesse de 2,5 mètres/seconde.


Il faut noter que ses sièges sont parallèles au câble et ne permettent donc pas de garder les skis aux pieds.


Lors des travaux qui se terminent en 1958, un ouvrier, Edouard Ravanel de Montroc, est victime d'un accident mortel.

 
 
A cette époque les ratraks n'existent pas encore ; quand la neige est abondante, il faut creuser des tranchées pour permettre le passage des sièges. Très souvent, sous l'effet du vent, ces tranchées se comblent dans la nuit : le matin il faut recommencer.

A l'arrivée à Charamillon, le siège est réceptionné par un employé qui le pousse de l'autre côté de la gare pour l'embrayer sur le câble du deuxième tronçon. Les tronçons étant indépendants, tout un système d'aiguillage permet soit de poursuivre vers le haut, soit de s'arrêter à Charamillon.

Les jours de mauvais temps les clients disposent de couvertures pour se protéger du froid.

 
Hiver 1966

 
   

 
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